DISTRICT AUTONOME D'ABIDJAN

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Ville cosmopolite de l'Afrique subsaharienne, Abidjan, capitale économique de la Cote d'ivoire, compte plus de cinq millions d'habitants et s'étend sur une superficie de 2.119 Km2, soit 0,6% du territoire national. Sa population est repartie sur les treize communes qui la composent : Abobo, Adjamé, Anyama, Attécoubé, Bingerville, Cocody, Koumassi, Marcory, Plateau, Port bouët, Treichville, Songon et Yopougon. Véritable poumon économique, Abidjan abrite l'essentiel des entreprises de tous les secteurs d'activité. Elle regroupe encore pour l'instant sur son périmètre, l'ensemble des Institutions de la République, en attendant le transfert effectif de la capitale administrative et politique à Yamoussoukro. Le District Autonome d'Abidjan demeure sous tutelle de l'état. Il regroupe les 10 communes d'Abidjan et 3 sous-préfectures. Ses limites sont celles du département d'Abidjan, avec une population de 4 millions d'habitants. L'ex ville d'Abidjan a été érigée en district par la loi N°2001-478 du 09 Août 2001. Conformément à cette loi, le district d'Abidjan est devenu une collectivité décentralisée de type particulier dotée d'une personnalité morale et d'une autonomie financière. Il s'est approprié les dix communes d'Abidjan auxquelles s'ajoutent trois communes rurales qui sont : ANYAMA, BINGERVILLE ET SONGON. Le District d'Abidjan a à son actif treize communes avec une population d'environ 6 millions d'habitants repartie sur une superficie de 2.119 Km2 soit 0,6 % du territoire national. ROBERT BEUGRE MAMBE, anciennement président de la CEI (commission électorale indépendante) en est le Gouverneur depuis le 04 Mai 2011.

Démographie

Abidjan n'existait pas au début du xxe siècle. En 1950, elle venait tout juste de dépasser le seuil des 50?000 habitants (fin 1948). Pour atteindre le million d'habitants à la fin de l'année 1975, il fallut qu'elle progressât de 10 à 12 % par an, ce qui correspond à un doublement tous les six ou sept ans. Mais la courbe s'infléchit brusquement avec la crise des années 1980. On peut supposer que, dans les vingt dernières années du siècle, le taux de croissance d'Abidjan aura évolué dans une fourchette de 3 à 6 %55.La croissance naturelle a pris le dessus sur l'apport migratoire. Les flux restent substantiels, mais les départs compensent en partie les arrivées. Les flux migratoires positifs ont amené, dans l'année qui a précédé le recensement de 1988, 80 000 personnes, dont 50 000 provenaient des régions ivoiriennes et 30 000 de l'étranger. De Côte d'Ivoire sont venus surtout des Akans (sud-est, 48 %), puis des Mandé (nord-ouest, 24 %) et des Krou (sud-ouest, 20 %). De l'étranger sont arrivés des Burkinabé (30 %), des Maliens (22 %), des Ghanéens (19 %), des Nigérians (11 %), des Guinéens (9 %)56. Parmi les non-africains, les Libanais sont plus nombreux que les Européens, et les Français sont plus nombreux que tous les autres Européens réunis. Tous ensemble, les non-africains ne représentaient guère que 3 % de la population abidjanaise avant la chasse aux blancs du 8 juin 2004, mais il s'agissait tout de même d'un record pour la région. Un recensement de la population du pays a eu lieu en 1998. Il indiquait 2 877 948 habitants pour la ville57. Les chiffres de 2006 estiment la population abidjanaise à 3 796 677 habitants. En 2006 l'agglomération d'Abidjan compte 5 060 858 d'habitants. Cette augmentation de la population est notamment due aux déplacés de guerre depuis les évènements de septembre 2002. La ville accueille beaucoup d'habitants à la recherche à la fois d'emplois et d'un hébergement plus sûr.

Évolution de la population

1920 1946 1970 1978 1998 2003 2006
1 000 48 000 500 000 1 200 000 3 125 890 3 660 682 3 796 677

 

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